Son témoignage, bouleversant, est passé sur France Inter, il y a quelques jours.
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-du-jeudi-16-avril-2026-3658779
Certains se diront: "Pourquoi, elle pose son témoignage à lui, et pas celui d'autres victimes ?"
C'est qu'il occupe sur France inter, une place privilègiée dans la fonction qui est la sienne, relativement à la chanson.
C'est expliqué ici : https://www.radiofrance.fr/personnes/frederic-pommier
Pour ceux qui n'ont pas encore acheté mon livre, "peintre du dimanche", https://librairie.nombre7.fr/essai/8094-peintres-du-dimanche-9791042703585.html, j'y raconte de la façon la plus précise, dans quel contexte, j'ai commencé à ecrire un jour, à un certain Thomas Fersen, auteur compositeur interprète, il y a plus de vingt ans maintenant, et comment, à l'aide de certaines de ses chansons, je me suis littéralement "soignée", par la charge émotionnelle ressentie.... Au point qu'on peut parler de "chanson thérapie", même si l'expression pourrait, je le soupçonne, en faire sourire certains.
Dans ce livre, je n'évoque pas ce fait, je le décortique au point que j'en donne la chronologie précise, jusqu'à en relater la perception qu'on avaient certains professionnels de santé, jusqu'au directeur de l'HP de saint Etienne du Rouvray, monsieur Lemoine, à l'époque, que j'avais rencontré à ce sujet.
C'est pour cette raison que j'accorde à ce temoignage, une importance plus grande encore.
Pour ce qui concerne les autres témoignages, il ne faut voir là aucune forme de mépris venant de moi, j'y suis sensible, mais je dois aussi me protéger, observant d'autre part, qu'à trop appuyer sur cette touche, c'est la boite à chaussure dans laquelle ma propre histoire est rangée, qui se trouve inmanquablement rouverte, et je sombre alors moralement, pendant deux jours...
Oui, c'est un sport auquel je suis habituée, helas, mais c'est une conséquence, que j'essaie d'éviter, autant que possible.
Mais revenons en au cas Frédéric Pommier.
J'ai beaucoup d'admiration pour le fait qu'il ait poussé le processus juridique à son maximum, malgré la prescription, ce que je n'ai pas fait.
Ce qu'il importe d'observer, c'est à quel point, malgré les différents déroulés des faits, et même s'il existe des constentes, entre les victimes, chaque histoire est singulière, parce que le ressenti, et donc, le traumatisme, est sensiblement différent.
Moi, j'avais Thomas Fersen, sur lequel le pourrais me reposer à 100%, mon psy, aussi, il y avait prescription, je n'ai revendiqué le statut de victime que quelques jours, j'ai envoyé un pli recommandé, au capitaine de gendarmerie à l'époque, ainsi qu'au directeur de la maison de retraite de Barentin, pour les avertir de ce qu'il m'avait fait, et les informer que s'il récidivait, ils en seraient responsables....
Certains, se demandent, "pourquoi, la récidive", qu'est ce qui est à l'origine, du fait, qu'il ait croisé, d'autres agresseurs" ?
Ca n'est pas à moi, d'y répondre.
C'est un fait, que certaines victimes de viols, ou d'agressions sexuelles, en sont victimes, plusieurs fois dans leur vie.
Je n'ai pas d'explications.
Personnellement, à partir de ce jour, c'est mon instinct de survie, qui a dicté mon comportement. Plus jamais, je ne me suis aventurée seule, à entrer en un lieu clos, seule, que ce soit sur la ferme de mes parents, ou ailleurs.
Il est envisageable, qu'il émane de la victime, des signaux, physiques, je veux dire, qui seraient indétectables, pour des personnes lambdas, mais qui le seraient de la part de potentiels agresseurs, sachant d'autre part, que les prédateurs sexuels, sont quasiment toujours des pervers manipulateurs, particulirement aguerris, pour exploiter la moindre singularité, ou micro faille psychologique à exploiter, pour faire d'un enfant, son jouet sexuel, c'est à dire, sa victime.
Et pour ceux qui seraient tentés de lire dans ces faits une volonté délibérée et non dite des victimes, d'envoyer des signaux encourageant la récidive, ce qui etait très à la monde, il y a encore quelques années, n'oubliez jamais une chose...
Si Frédéric Pommier est "derrière les arbres", nous somme nombreux et nombreuses à vous traquer, nous, les autres victimes,et bien plus encore, au coin du bois...
Au fait, qui est cet homme politique, dont il est question ?
Lui lâche l'affaire, et c'est son droit.
Nous, par contre, rien ne nous y oblige.