Bon la bonne nouvelle, c'est que mon livre, "peintre du dimanche", est deja disponible sur internet, et bientôt, en version papier aux éditions nombre 7.
Certains diront, "mauvais endroit, pour une pub, celle de son livre, non mais pour qui se prend elle".
Rien de moins, que quiconque se soucie, de ce qu'est d'être un ou une artiste, d'une part, mais aussi que d'être "regardeur" d'une oeuvre, ou comme je le suggère dans mon ouvrage, comme "perceveur", de ce qui est artistique.
La culture est un sujet bien trop grave, pour ne le confier qu'au plus diplomés ou aux politiques, d'autre part.
Mais là, n'est pas le sujet.
Il y a quelques jours, nous apprenions à quel point le Louvre etait "malade", fuites d'eau, travaux à envisager, etc, ce qui j'ai résumé, par la remarque suivante (vous n'êtes pas à l'abris d'un calligramme sur le sujet):
"Apres s'être léchée les babines avec la soupe de potimarron, la Joconde vient de prendre conscience qu'elle a de la crotte au bout du nez, heureusement, macron arrive avec son mouchoir en papier".
Ne me remerciez pas, "c'est cadeau".
Revenons en donc, à cette histoire de restauration.
J'avais été interpellée, au sein de la maison des artistes deja, sur le sujet. Là, le fait de voir le dossier, "Louvre", mis sur le devant de la scène, donne l'occasion de réouvrir ce dossier.
Le problème est le suivant.
Il semblerait que les choix qui soient faits, au sein du Louvre, concernant les restaurations, aient pour justification de flatter le perceveur, plus que d'être celui d'aller vers une restauration plus efficace, et plus salutaire, pour l'oeuvre en elle même.
Vous pouvez retrouver le sujet, en suivant ce lien, sur Linked in.
https://www.linkedin.com/posts/garniersagne_watteau-tristesse-picturale-activity-7292468727592202241-VQXl/
C'est là une affaire de spécialiste, j'en conviens, et si pour la restauration de Notre Dame Paris, j'étais personnellement en faveur, d'une vision plus avant gardiste de la restauration, ou si vous préférez, plus contemporaine, il va sans dire qu'en aucune façon, je ne cautionnerais une telle démarche, pour un tableau.
Je sais, pour l'avoir deja entendu, que beaucoup de peintres, au moment où ils peignaient leurs tableaux, auraient rendu des couleurs beaucoup plus vives, parait il, sachant que d'autre part, bien malin qui peut affirmer une chose pareille, si l'on observe qu'en aucune façon, on ne peut le démontrer.
Selon la composition des couleurs dont ils auraient disposé, et en connaissant nous, aujourd'hui l'origine, on est en droit de l'imaginer, est ce que pour autant, ça nous autorise, intellectuellement à restituer cette vivacité de la couleur ? J'en doute.
Il s'agit alors, d'une parfaite subjectivité du problème.
Cependant, revenons en à Notre dame, justement, où l'on a pu observer que certaines méthodes de nettoyage à base de lalex, ont permis de mettre au jour des fresques et différents ornements, qu'au grand jamais, nous n'aurions pu soupçonner, et qui précisément se sont revelés assez colorés, contrairement à ce qu'on en aurait pu penser.
Je regarde, assez souvent, une émission qui s'appelle "affaire conclue", sur France 2, parce que j'aime bien les objets, et j'aime aussi, le dernier moment, où ils les restaurent.
Quelquefois, il s'agit de tableaux, qui jamais bien sûr, n'ont de valeurs qui justifieraient qu'ils soient exposés dans un musée, enfin en principe, mais qui neammoins, passent par les mains de restaurateurs professionnels.
A cette occasion, on nous explique, la "reversabilité" d'une restauration, qui comme son nom l'indique, en théorie, est sensée permettre, de revenir à la version antérieure, du tableau restauré.
Il semble donc, selon les commentaires que je lis, sous ce fil de discussion, que cette reversabilité, soit plus illusoire qu'autre chose.
En quand bien même, elle serait techniquement réalisable, encore faut il que la politique du Louvre, elle, aille en ce sens...
Parce que entre "pouvoir techniquement revenir en arrière", et passer à l'acte, il existe une nuance.
Ainsi, il semble donc, que les restaurations seraient purement abusives, je dirai moi "raccoleuses"... Dans le but unique de flatter le regardeur, ou si vous preferez, "le client", pour dire les choses plus crument.
Au dela de cette polémique, je dois préciser un truc, qui n'est jamais abordé par personne, et qui réside dans le fait que les matières, qui sont utilisées, ainsi que les supports, viellissent et quelquefois vieillissent mal...
J'en tiens pour preuve, un de mes anciens prof de dessin, Gérard Crépel (quand il va être informé que je le cite, il va se dire, "mais enfin, françoise, qu'est ce qui lui prend de me citer ainsi), qui est artiste peintre, et qui habite mon village, qui m'avait dit la chose suivante:
"Tout le monde se jette sur la peinture acrylique, parce que c'est beaucoup plus simple d'utilisation, (rinçage à l'eau, et surtout, par de risque d'inhalation au diluant), ce qui peut se comprendre... Mais ce qu'ils ignorent, c'est qu'au fil des ans, mais surtout des decennies, en aucune façon la peinture à l'acrylique ne vieillit aussi bien que la peinture à l'huile"...
Je peins, personnellement, à l'aquarelle et à l'encre, donc je ne suis pas concernée, mais je me souviens de cette reflexion.
La vérité, c'est que personne, ni aucune méthode, et moins encore l'IA, qui a pour conséquence, qu'on ait, une version aussi trnquée du temps qui passe, au point qu'au lieu de regarde le sable dans le sablier, on le bouffe, ne peut nous donner une version fiable sur le "bien viellir", de toutes ces matières synthétiques, que nous utilisons...
Et je vous épargne la métaphore, liée à l'age, quand c'est du corps humain dont il est question, et pire encore, quand il s'agit de note cerveau...
Ainsi, plus que jamais, nous n'avons pas d'autre choix que de reconnaitre notre incapacité à estimer, "justement", ce qu'il adviendra de ces materiaux de peinture, mais aussi de ces restaurations, ou pseudo restaurations.
Un autre exemple.
Une matière naturelle, papier, cuir, carton, soie, sous l'effet de la lumière, devient soit terne, soit grise, soit beige.
Ainsi, un meuble en bois brut chêne clair au départ, au bout de 5 ou 10 ans, devient chêne moyen, et un chêne moyen, apres 10 ans, devient chêne foncé.
Ainsi, j'ai un souvenir, davoir visité, au musée, d'Orsay, une aile où étaient exposés des dessins et des caricatures, datant du siècle dernier, de Daumier, et de bien d'autres, qui avaient été réalisées sur du papier blanc, à l'epoque, je suppose, et qui étaient devenues sous l'affet de la lumière, beiges, carrement, voir, vbeige foncé.
J'ai acheté personnellement un dessin, dans un dépot vente, il y a quelques années, c'est du pastel, et le papier dessous, est presque marron, enfin, marron clair, et ceci, uniquement sous l'effet de la lumière...
Je suis tombée, il ya quelques années, sur un atelier à Paris, qui parvient à éclaircir le papier, pour le restituer tel qu'il était jadis, ils etaient en train de travailler sur la restauration d'une grande affiche.
De toute façon, le challenge est toujours le même, on voudrait toujours trouver la solution à tous les problèmes, ce qui n'est pas possible.
Philosophiquement, est il legitime, de se permettre de restituer une prétendue vivacité des couleurs à des tableaux, au pretextes qu'ils séduiront davantage le perceveur ? Restituer le support, est toujour possible, mais restiturer les pigments, là, où de toute façon, on ne detient aucune preuve tangible, de ce qu'ils étaient à l'epoque, me semble, à la limite du malhonnête, personnellement.
Une pétition, à la maison des artistes, est desormais disponible.
https://www.lamaisondesartistes.fr/site/?s=