Françoise Niel Aubin, artiste.

du malade imaginaire

Cancer colorectal, 5 mois entre le diagnostic et la prise en charge.... 5 MOIS !

Par Le 23/03/2025

Cancer colorectal, du malade imaginaire,

au malade qui s’ignore….

Quand j’étais au collège, nous avions travaillé sur Knock, d’une part, mais aussi, sur le malade imaginaire de Molière.

J’avais été bluffée, notamment, par la scène du poumon, « le poumon, vous dis, je, le poumon »…

Bref, pour ceux, qui ne se la remémore pas, le « médecin », à chaque pseudo symptôme, que lui annonce, le malade, lui répond, le même mot, « le poumon »…

A 12 ou 13 ans, voir, le texte ainsi énoncé, au moins une dizaine de fois, répondu « le poumon », je me disais, « ben dis donc, l’acteur, qui doit dire ça, doit être drôlement subtil, pour rendre son jeu attractif…

BREF…

L’image, qu’une personne se fait de sa propre santé est un sujet en soi passionnant, parce qu’on est victime des à priori les plus stupides, pendant que parallèlement aujourd’hui, nous sommes pour certains, de véritables fashionistas des laboratoires pharmaceutiques, qui oscillent entre notre peur de vieillir, mais surtout, la peur que ça se voie de façon trop significative, pendant que les actionnaires, de ces firmes pharmaceutiques, eux ont les moyens de se payer des cures thermales, à moindre frais.

Et pendant, qu’on se soucie exagérément de cette apparence physique, qui trahirait paraît il, notre âge, certains dérèglements de notre organisme, induisent souvent, par une mauvaises alimentation, ou la pollution (mais pas toujours, il faut le reconnaître), font le lit de certaines maladies, qui sont généralement parfaitement indolores, et qui donc, ne peuvent en aucun cas, être signalés, par notre propre autodéfense, que constitue la douleur physique.

Parmi ceux ci, tous la maladie du foie gras, qu’on appelle aussi maladie du soda, mais aussi, tous les cancers, dont ceux des voies digestives, que ce soit le pancréas, ou que ce soit les intestins…

Mais si je vous parle du malade imaginaire, ce matin, c’est que depuis que l’homme est sur terre, observer ses selles, voir, les sentir, et même, à une époque, il me semble les goûter (beurk), a été le seul moyen, pour les médecins d’avoir, une idée, de l’état de santé du patient…

C’est une affaire de bon sens…

Quand on prend soin d’un bébé, les selles sont dans la couche, quand on le change, on observe ses selles pour parvenir à observer quel est son état de santé, est perçu pourtant, comme normal, que les selles, soient « bien moulée » pour s’assurer qu’aucun diarrhée, ne trahirait une digestion de mauvaise qualité…

Ensuite, quand il va au pot, on continue à surveiller…

Mais quand il va sur les toilettes classiques, plus personne n’y prête suffisamment attention, et les selles alors, deviennent ce qui semble le plus tabou peut être, de ce qui émane de notre corps…

Un petit détail, technique…

Alors, que j’utilise d’habitude un papier toilette de couleur beige, par souci écologique, je me suis fait la réflexion, qu’en cas de saignements dans les selles, qui sont à eux seuls, un symptôme à signaler à votre généraliste, ces saignements sont mieux détectés, quand on s’essuie, quand le papier est blanc….Oui, c’est moins écologique, nous sommes d’accord.

Je remercie, d’autre part, Philippe Catherine, et sa collection de caca qui, au-delà du fait de poser l’index sur cette émanation autant matérielle que tabou, qui évoque par la langue française, la fameuse expression « couler un bronze », de la remettre à l’honneur, et d’ainsi pointer du doigt, un aspect de notre santé, qu’il est bien maladroit, de négliger dans une telle proportion…

Pourquoi, j’y suis aussi sensible ?

Intolérance au gluten, pour moi, deux cancers du pancréas, chez mes ascendants, une sœur et une cousine, toutes les deux gravement malades des intestins, alors, c’est un point sur lequel je suis plus attentive que d’autres, tout simplement…

Tout ce qui émane de notre corps, de façon générale, devrait faire l’objet, de plus d’attention….

Et sur le sujet du cancer colorectal, nous sommes nous, en France, bien en retard, sur le sujet du diagnostic de ce cancer, comparativement aux autres pays d’Europe, ne serions nous pas, comparativement à eux, peut être, restés au stade anal, et considérant, que faire ce simple test, nous semble tabou, dans une telle proportion, voila, la question, que je me pose…

Encore une chose… Des faits survenus, en 2024….

Détection, de quelque chose d’anormal, une fois fait le test, en février.

« Pour consulter un spécialiste, vous devez obligatoirement, être envoyé par un généraliste ».

Aucun généraliste disponible, au point qu’un fort pourcentage de français, n’ont plus de médecin généralistes attitré.

Arrêts maladie du généraliste, les semaines, puis les mois passent, les vacances d’été ensuite, BREF, cette « anomalie », était, un début de cancer colorectal, qui a été finalement pris en charge, uniquement à l’automne, 2024, cette patiente, aujourd’hui, est correctement prise en charge, pour un cancer, au stade 3, et les médecins tentent de lui éviter la pose d’un anus artificiel….

Comment se fait il, qu’une fois détecté, cette « anomalie », lors des examens, le patient ne soit pas d’office orienté, vers le bon service, et pris en charge ?

Je comprends, qu’on demande, le RV, par l’orientation du généraliste, de façon systématique, sur le plan général, mais ne serait il pas judicieux d’exclure de cette démarche, tout diagnostic significatif qui émane du processus de diagnostic, comme étant détecté ?

Je veux dire, que ça rime à quoi, de demander aux patients de passer le test, si en fin de compte, une fois détecté, on le laisse seul, et qu’il ne soit pas assuré, d’être pris en charge, de façon efficace, et surtout, rapidement ?