Françoise Niel Aubin, artiste.

banques

Le droit à l’erreur, dans le milieu bancaire.

Par Le 03/02/2025

Cette mésaventure est arrivée à une amie.

Les banques, comme n’importe quelle autre entreprise, font tout pour supprimer du personnel, et à ce titre, trouvent légitime d’inciter le plus de clients possible, à fonctionner via le portable, ou l’ordinateur, pour faire la moindre opération.

Ceci induit, un véritable décrochage, qu’on appelle illectronisme, chez ceux qui n’ont pas d’ordinateur, ou qui sont trop pauvres (et oui!), pour ambitionner d’avoir internet à domicile.

Bon an mal an, on s’y adapte, parce qu’il le faut bien.

Pour sécuriser les opérations bancaires, et ceci, bien avant qu’on vous incite à vous débrouiller seuls avec vos appareils et internet, les banques ont mis sur pied, ce qu’on appelle les IBAN, pour sécuriser les transactions.

Il est bon de préciser, que si les IBAN, ne sont pas sûrs à 100 %, ils ont amélioré de façon significatives, toutes les transactions.

Cependant, le risque d’un IBAN frauduleux, persiste encore, malgré tout, aussi, les différentes banques ont elles mis sur pied différents stratagèmes, pour en augmenter, autant que faire se peut, la sécurité.

Pour certaines, c’est une carte, forme « carte de crédit », avec une grille de codes, pour d’autres, un SMS, avec un code sur votre portable, via, votre numéro de téléphone.

Ainsi, si vous souhaitez verser de l’argent avec un nouvel IBAN, votre transaction financière, quelque soit le montant, ne peut se faire dans l’immédiat, parce qu’entrer un nouvel IBAN, sur votre compte, induit un délai exigé par le fait de le faire entrer, dans une banque de donnée.

Par contre, on ne sait pas, si le fait de le faire entrer dans cette banque de données induit une quelconque vérification, « ou pas ».

Parce que les fraudes, via de faux IBAN, ou des IBAN trafiqués, ça existe.

Mais le cas de mon amie ne relève pas de la moindre arnaque.

Ayant deux comptes sur deux banques différentes, et ayant voulu se verser une somme donnée sur l’autre compte dont elle est titulaire, la somme de quelques centaines d’euros pour honorer ses prélèvements, les IBAN étant pré enregistré, sur son compte interne, elle a malencontreusement cliqué, sur le mauvais IBAN.

S’étonnant, de ne pas voir apparaître la somme ronde en question, au bout de quelques jours, elle s’inquiétait, et comprit, que l’erreur venait d’elle.

Je me pose alors, une question.

Qu’est ce qui justifie, que sur un IBAN, le titulaire du compte, ou au moins, les 3 premières lettres de son nom, ou du nom de la société, n’apparaisse pas , ce qui aurait permis que cette erreur, n’arrive pas ?

Pourquoi, « le droit à l’erreur », n’existe t il pas, dans le milieu bancaire ?

Quoi que vous fassiez, aujourd’hui, votre identité est réduite, à une somme de chiffres, et de numéros, comme les juifs, quand ils étaient en camps de concentration, avec leurs chiffres tatoués, sur leurs avant bras.

Alors, que tout le monde, enfin, une majorité en tout cas, trouve parfaitement légitime, de balancer tout et n’importe quoi sur sa vie privée, via les réseaux sociaux, l’administration trouve un malin plaisir, à nous réduire, toujours, enfin, souvent, à des séries de chiffres.

Certes, j’entends bien que pour la gestion et la comptabilité, ce soit nécessaire, une réclamation, une commande, une facture, un acte, je comprends..

Mais un truc, aussi personnel, qu’une identité bancaire, ne devrait il pas, justement, puisqu’il est constant, précisément, et non ponctuel, comporter quelque chose de plus personnel ?

Mais revenons en mon amie.

Une fois constaté la bévue, elle était soulagée, se disant, « puisque l’IBAN, était pré enregistré, sur mon compte, et que l’erreur vient de moi, il suffit de retrouver le destinataire du mauvais IBAN, et de lui demander de restituer, ces quelques centaines d’euros ».

La banque émétrice, elle, a fait son job, et demander à la banque receveuse du mauvais IBAN, d’annuler la transaction.

Mon amie, elle, pour se défendre, n’avait que le nom de la banque receveuse.

Une fois contactée, cette dernière elle, se réfugie alors, derrière le secret bancaire, et refuse de délivrer le titulaire du compte.

Malgré tout, la réclamation de la banque émétrice fit son chemin, et la banque receveuse, doit obtempérer, et informer le titulaire du compte, afin qu’il restitue l’argent…

Et c’est là, qu’on commence à pouvoir se poser quelques questions.

Au téléphone, mon amie fût contactée par la banque receveuse, pour s’entendre dire que le titulaire du compte, ne répondait pas, et qu’il était en droit, de refuser de restituer cet argent.

Il l’informait d’autre part, que le titulaire du compte avait clôturé son compte…. Incroyable.

De son côté, mon amie, réfléchit au problème.

« Si cet IBAN était pré enregistré, sur mon compte bancaire comme bénéficiaire, c’est donc, que je leur avais déjà versé de l’argent .

Évidemment, elle entreprit des recherches.

Au fur et à mesure, elle reprenait contact, avec chacun d’eux, mais rien n’y faisait, ça n’était jamais le bon IBAN.

Puis la banque émétrice, finit par lâcher un nom.

« Mais c’est bien sûr » .

Il s’agit donc, d’un entreprise de recouvrement, auquel elle avait eu affaire, l’an dernier, pour un faible endettement.

Un coup de fil, pour répondre à un courrier, un paiement en trois fois, et l’affaire avait été vite réglée.

Mais ce paiement en trois fois avait suffi à justifier que leur IBAN fût rentré dans la banque de donnée.

Elle appelât donc, la société de recouvrement, pour expliquer son cas.

Et là, ho surprise, aucune attente au téléphone, ce qui déjà, était un exploit.

Parallèlement à cela, au téléphone, la banque concernée affirmait qu’elle détenait un écrit, émanant du chef comptable, de l’entreprise de recouvrement, qui certifiait que cet organisme de recouvrement, refusait de rembourser les quelques centaines d’euros…

Oui, vous avez bien lu….

Au téléphone, le responsable comptabilité était formel, « quand nous percevons de l’argent en trop, chaque fin de mois, c’est « retour à l’expéditeur », de façon systèmatique ».. Lui précisant donc que cet argent ne serait reversé que le 31 du mois en cours…

Elle patienterait donc, tout en se mordant les doigts, d’avoir commis cette bévue…

Elle rappelât malgré tout l’organisme en question, pour leur préciser ce qui lui avait été affirmé au téléphone, une trace écrite, par mail, (donc, qui vaut juridiquement), qui stipulait, qu’ils ne rembourseraient pas.

L’affaire est en cours de rec solution, il semblerait, que le non remboursement, n’aurait été du, qu’au fait, qu’il n’avaient plus son IBAN, ce qu’elle a corrigé, des ce matin.

Alors, que de plus en plus de français sont surendettés, j’en connais beaucoup, qui ne surveille pas suffisamment leurs comptes, mais qui surtout, n’auraient pas, osé réclamer, quoi que ce soit, pour récupérer leur argent.